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« On est vraiment déçu,
quand vous avez un penalty à
la dernière minute, vous
voyez la victoire très
proche. À la fin, le
football vous rattrape.
C'est dommage. Mais les
joueurs vont revenir plus
forts » a déclaré Walid
Regragui, sélectionneur
national du Maroc. Héros de
la soirée, Pape Gueye se dit
satisfait d'avoir participé
à ce deuxième sacre, quatre
ans après la première, en
inscrivant l'unique but de
la partie. Dès le coup
d'envoi de la partie, la
tension était palpable. Le
Maroc, porté par un public
en fusion, soit plus de
65.000 spectateurs, cherche
à mettre fin à une attente
de plus de 50 ans pour
décrocher le titre à
domicile, tandis que le
Sénégal déjà vainqueur
quatre ans plus tôt, cherche
à confirmer sa place au
nombre des grandes nations
africaines. Ainsi le Maroc,
a tenté de dominer le milieu
de terrain, en combinant
passes courtes et
déplacements rapides pour
créer des ouvertures. Les
Lions de l’Atlas ont lancé
plusieurs tentatives
lointaines, mais Édouard
Mendy, dans les cages
sénégalaises, a su repousser
tous les tirs dangereux.
Le Sénégal, solide
défensivement, a privilégié
les contre-attaques rapides.
Les Lions de la Teranga ont
su exploiter les espaces
laissés par le Maroc, mais
leurs offensives ont été
bien neutralisées par la
défense marocaine,
parfaitement organisée
autour de Badr Benoun et
Nayef Aguerd. Le rythme du
match a été intense mais
équilibré, avec de
nombreuses fautes tactiques
pour casser les attaques
adverses et maintenir le
suspense. Malgré plusieurs
tentatives de part et
d’autre, le score est resté
nul et vierge à la pause. À
noter également l’énergie
des deux publics, chaque
occasion étant applaudie ou
sifflée, rendant
l’atmosphère électrique et
stressante pour les joueurs.

Les Champions d'Afrique en
compagnie de leur Chef de l'Etat
La deuxième mi-temps repart
sur un rythme soutenu, avec
le Maroc plus entreprenant,
cherchant à profiter du
soutien du public pour
débloquer la situation. Les
Marocains multiplient les
tentatives, avec Brahim Díaz
et Hakim Ziyech cherchant à
percer la défense
sénégalaise. Mais les Lions
de la Teranga restent
concentrés, avec une défense
solide et un Édouard Mendy
vigilant sur toutes les
velléités offensives. Le
Sénégal répond par des
contres rapides, mais sans
parvenir à inquiéter Bounou
de manière décisive. Les
occasions franches sont
rares, et le rythme du match
oscille entre pressions
intenses et phases de
possession stérile. Le match
est marqué par plusieurs
fautes tactiques et
interventions musclées,
témoignant de la tension
palpable sur le terrain,
ceci jusqu'au coup de
sifflet final, ce qui envoie
les deux équipes en
prolongations.
Prolongations : le
tournant de la finale

Sadio Mané
Dès la première minute de la
prolongation, la tension est
maximale. Le Maroc bénéficie
d’un penalty controversé
après une faute supposée de
Saliou Ciss dans la surface
sénégalaise. Les Sénégalais
protestent vivement et
quittent brièvement le
terrain, créant un moment de
chaos et de suspense
intense. Le penalty est
finalement tiré par Brahim
Díaz, qui tente un Panenka,
mais manque complètement sa
tentative, et envoie le
ballon dans les gants
d'Édouard Mendy, un raté
crucial qui change
complètement la dynamique du
match.
C’est ensuite le
Sénégal qui prend
l’ascendance.
À la 94ème minute, Pape
Gueye, sur un contre
parfaitement orchestré,
frappe fort et précis pour
inscrire le seul but de la
rencontre.
Le Maroc tente de réagir
dans les dernières minutes,
mais la défense sénégalaise
et Mendy dans les cages
empêchent toute égalisation.
Le Sénégal maîtrise son
sujet tactiquement et
psychologiquement après le
penalty manqué. Le but de
Pape Gueye a donc suffi pour
sceller la victoire offrant
au Sénégal son deuxième
titre continental après
celui de 2021.
C’est ensuite le
Sénégal qui prend
l’ascendance.
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CAN
2025
:
LES
LAUREATS
DES
PRIX
INDIVIDUELS |
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La
Can
2025
a
consacré
plusieurs
figures
majeures
du
football
africain
à
l’issue
de
la
finale
remportée
par
le
Sénégal
face
au
Maroc
(1-0),
dimanche
18
janvier
2026.
Le
prix
du
meilleur
buteur
est
revenu
à
Brahim
Díaz,
international
marocain,
auteur
de
cinq
buts
durant
la
compétition.
Le
joueur
du
Maroc
a
devancé
Victor
Osimhen
(Nigéria,
4
buts)
et
Mohamed
Salah
(Égypte,
4
buts).
Parmi
les
autres
joueurs
présents
dans
le
haut
du
classement
figurent
Ademola
Lookman
(Nigéria),
Amad
Diallo
(Côte
d’Ivoire),
Ayoub
El
Kaabi
(Maroc),
Riyad
Mahrez
(Algérie)
et
Pape
Gueye
(Sénégal),
tous
auteurs
de
trois
réalisations.
Dans
les
cages,
Yassine
Bounou,
gardien
marocain,
a
été
élu
meilleur
gardien
de
la
Can
2025.
Le
portier
des
Lions
de
l’Atlas
a
enregistré
cinq
clean
sheets
en
sept
matches,
à
égalité
avec
le
Sénégalais
Édouard
Mendy
pour
le
meilleur
total
du
tournoi.
Ses
remparts
défensifs
ont
permis
au
Maroc
de
ne
concéder
que
deux
buts
jusqu’en
finale.
 
.........Sadio
Mané (à gauche) et Yassine
Bounou
Le Maroc a également reçu le trophée du fair-play, récompensant la discipline collective et le respect des règles affichés par la sélection marocaine durant la compétition.
Sadio Mané, international sénégalais, a été désigné meilleur joueur du tournoi. Il a inscrit deux buts et délivré trois passes décisives. Après le sacre, Mané a annoncé qu’il s’agissait de sa dernière participation à une CAN, précisant qu’il accompagnera la sélection sénégalaise jusqu’à la Coupe du monde 2026 avant de se retirer de l’équipe nationale.
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