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« C’était un match difficile.
Nous savons tous que le Nigéria
est l’une des grandes équipes de
la sous-région, d’Afrique de
cette catégorie. Je tiens à
féliciter l’équipe, et je suis
satisfait du jeu de mes filles »
a déclaré Ida Azonsou,
sélectionneur des amazones du
Bénin à la fin de la rencontre.
Elle poursuit « On a rencontré
beaucoup de difficultés, parce
que ça sent sur le terrain qu’il
y a de la maturité dans le jeu
nigériane. On n’a pas démérité.
On a encaissé sur des erreurs
qu’on pouvait éviter, ça demeure
qu’un jeu. C’est une première
partie qui a été joué, la
deuxième partie se jouera au
Togo, c’est encore ouvert ».
Mais avant, dès l’entame de la
rencontre, les Flamingos
imposent leur rythme. Plus
entreprenantes, elles
monopolisent le ballon et
installent le jeu dans le camp
béninois. Bien organisées et
disciplinées, les amazones
absorbent la pression et tentent
de répondre par des transitions
rapides. Cette stratégie s’avère
payante à la 14ème minute. Sur
une projection rapide, Yenido
Romaine Gandonou prend de
vitesse la défense nigériane et
trompe la gardienne adverse d’un
sang-froid remarquable. Le Bénin
ouvre le score contre le cours
du jeu (0-1).
En réaction à ce but matinal,
les protégées du technicien
nigérian Akeem Busari exerce une
pression sur la défense
béninoise. Elles sont
récompensées à la 24ème minute
lorsque Joseph a rétabli
l'égalité grâce à un lob bien
exécuté qui a laissé la
gardienne béninoise, sans
défense (1-1). La troupe à la
technicienne béninoise Ida
Azonsou a failli reprendre
l'avantage au marquoir à la
34ème minute, mais Ijirigho
réalise une parade décisive pour
empêcher Romaine Gandonou de
corser la mise. De l'autre côté
du terrain, juste avant la
pause, Oluwakemi Adegbuyi a
failli donner l'avantage au
Nigeria, mais sa frappe s'est
écrasée sur la barre
transversale béninoise. C’est
sur ce score de parité
qu’intervient la pause.

Les
Flamingos du Nigeria
Au retour des vestiaires, les
Flamingos du Nigeria accentuent
leur domination avec une plus
grande détermination offensive.
Chidi oblige la gardienne
béninoise Auriane Titibi à une
nouvelle parade en début de
seconde période, tandis que
Favour Nkwocha manqua de peu le
cadre à l'heure de jeu. La
persévérance du Nigeria a été
récompensée à la 62ème minute.
En effet, la nouvelle entrante
Kindness Ifeanyi met Auriane
Titibi à l'épreuve d'une frappe
puissante, et Adegbuyi, le plus
prompt à réagir, a repris le
ballon et donné l'avantage aux
Flamingos (2-1). Le Bénin se
retrouve alors dos au mur. Mais
les amazones ne renoncent pas.
Ainsi, six minutes plus tard,
Auriane Titibi réalise un
sauvetage décisif sur sa ligne,
maintenant son équipe en vie.
Dans la continuité de cette
action, les béninoises repartent
à l’attaque. À la 72ème minute,
Gandonou, encore elle, déborde
et sert idéalement Nazifatou
Dangui qui égalise (2-2),
relançant complètement la
rencontre.
Alors que le Bénin croit pouvoir
arracher un résultat précieux,
les Flamingos reprennent
l'avantage presque
immédiatement. Trois minutes
après l'égalisation du Bénin,
Ifeanyi s'éleva plus haut que
tout le monde pour reprendre de
la tête un corner et inscrire le
but de la victoire (3-2). Malgré
les efforts des amazones en fin
de match pour refaire leur
retard, le score ne varie plus.
Et c’est sur cette légère avance
au marquoir que la directrice de
la partie kényane Josephine
Wanjiku renvoie les 22 acteurs
aux vestiaires.
Au terme d’une rencontre
disputée et intense, le Nigeria
s’impose. Les amazones ont
désormais 90mn pour décrocher
une précieuse et historique
qualification pour la phase
finale de la Coupe du monde
féminine U17 de la Fifa 2026
prévue au Maroc.
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IMPRESSIONS
D’APRES-MATCH
DES DEUX
ENTRAINEURS |
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Ida Azonsou, Sélectionneuses des Amazones U17 |
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« D'abord, c'était un match très difficile. Nous savons tous que le Nigeria est l'une des meilleures équipes de la sous-région et de l'Afrique dans cette catégorie. Nous avons ouvert le score, elles sont revenues avant de prendre l'avantage, puis nous avons égalisé à 2-2 avant de concéder un troisième but. Je tiens à féliciter mes joueuses. Je suis satisfaite de leur prestation. Elles ont livré un bon match face à une équipe expérimentée. Nous avons toutefois commis quelques erreurs qui nous ont coûté des buts. Ce sont des aspects que nous allons corriger. Cette première manche est terminée, mais la qualification reste ouverte. Il reste encore 90 minutes à jouer. Je l'ai dit, ce n'était que la première manche. Nous avons vu les qualités du Nigeria, mais aussi les points sur lesquels nous devons progresser. Nous allons travailler sur ce qui n'a pas fonctionné aujourd'hui afin d'aborder le match retour dans de meilleures conditions.
Tout est encore possible. Nous sommes toujours dans la course et nous avons encore 90 minutes à disputer à Lomé pour tenter de décrocher notre qualification. » |
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Akeem Busari, Sélectionneur des Flamingos U17 |
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« Merci beaucoup. Avant un match de cette importance, nous avons étudié l'adversaire et nous nous sommes préparés à différentes situations. Nous avons donné des instructions aux joueuses sur la manière de réagir en cas d'attaque à une ou deux. Mais le football est un sport où l'erreur est humaine, et il arrive que des fautes se produisent. Le premier but est survenu parce que le repli défensif est arrivé un peu tard. Ce sont des choses qui arrivent au football. Plutôt que de paniquer, nous nous sommes rappelés qu'il fallait se réorganiser, corriger notre structure et rester concentrées. Nous sommes restées focalisées jusqu'au coup de sifflet final.
Nous avons gâché beaucoup d'occasions de marquer, et ce n'est pas notre style. D'habitude, nous sommes une équipe qui concrétise ses occasions. Nous allons revoir le match, analyser chaque action et déterminer si c'était notre posture, notre exécution ou le stress. Je pense que le but encaissé rapidement a affecté les joueuses psychologiquement. Si nous avions marqué les premiers, le match aurait probablement été beaucoup plus facile. Nous avons aussi précipité notre jeu par excès d'enthousiasme. Ce que nous recherchons maintenant, c'est la qualification. Et la qualification ne s'obtient que par le travail acharné, la détermination et le dévouement. Nous continuerons d'encourager les joueuses car, honnêtement, si nous avions concrétisé ne serait-ce que la moitié de nos occasions, le match aurait facilement pu se terminer sur le score de 7-2. Ce sont des occasions que nous concrétisons habituellement. Le football est imprévisible, et il y a des jours où rien ne se passe comme prévu. Notre responsabilité est maintenant d'identifier les points à retenir et de travailler nos améliorations avant le match retour. » |
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